Thyristor GTO

Le thyristor à extinction par la gâchette, est un interrupteur électronique utilisé dans les systèmes de forte puissance de l'électronique de puissance.



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Thyristor - Composant actif - Composant électronique - Électronique de puissance

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  • Procédé pour commander la mise à l'état con- ducteur d'un thyristor (GTO)... (U K) aux limites du thyristor (GTO) est détectée, b) une impulsion de courant... (source : epatras.mineco.fgov)
  • Procédé pour commander la mise à l'état con- ducteur d'un thyristor (GTO)... (U K) aux limites du thyristor (GTO) est détectée, b) une impulsion de courant... (source : epatras.economie.fgov)

Le thyristor à extinction par la gâchette (thyristor GTO ou plus simplement GTO, de l'anglais Gate Turn-Off Thyristor), est un interrupteur électronique utilisé dans les systèmes de forte puissance de l'électronique de puissance.

Le HDGTO (Hard Driven GTO : GTO à commande dure), plus connu sous le nom de GCT (Gate-Commutated Thyristor) ou IGCT (Integrated GCT), est une évolution «moderne» du GTO, donnant la possibilité un fonctionnement sans circuit d'aide à la commutation.

Les applications usuelles du GTO sont les onduleurs, redresseurs et hacheurs pour la vitesse variable et la conversion d'énergie, mais également les FACTS.

Symboles usuels du GTO

Fonctionnement

Schéma équivalent du GTO

Le GTO est un composant électronique dont la mise en conduction et le blocage sont commandés. Il fait partie des interrupteurs commandés de l'électronique de puissance pour les applications concernant les fortes tensions (quelques kV) et les forts courants (quelques kA). Son usage est fonctionnellement comparable à celui d'un transistor utilisé en commutation. Il est d'ailleurs directement en concurrence avec l'IGBT pour ces applications.

Mise en conduction

Pour mettre en conduction un GTO, il faut injecter un courant de quelques ampères dans la gâchette. Comme un thyristor et au contraire de un transistor, sa mise en conduction s'auto-verrouille, il ne possède par conséquent pas de zone de fonctionnement linéaire.

Toujours comme un thyristor, le GTO se bloque si le courant d'anode s'annule. C'est pourquoi, dans la majorité des applications, on maintient le courant de gâchette pendant toute la phase de conduction désirée.

Blocage

Pour bloquer un GTO, il faut détourner la quasi-totalité du courant d'anode dans la gâchette, afin d'annuler le courant de base du transistor côté cathode et de bloquer ce dernier. L'électronique de commande de gâchette doit par conséquent être capable d'absorber quelques centaines à quelques milliers d'ampères selon le calibre du GTO.

Une fois la séquence de blocage démarrée (par application d'une tension négative sur la gâchette), il ne faut en aucun cas l'arrêter avant qu'elle ne soit entièrement terminée (risque de casse du composant). Il y a par conséquent un temps minimal de blocage (typiquement 100µs), ce qui est l'une des limitations en fréquence de commutation du GTO.

Circuits d'aide à la commutation

Circuit d'aide à la commutation.

Un GTO «classique» est limité :

Pour respecter ces contraintes, on aura le plus souvent besoin :

Ceci a le plus souvent pour conséquence d'augmenter les pertes globales du dispositif. Néanmoins, il est envisageable de concevoir des schémas à récupération d'énergie pour perfectionner le rendement.

Le HDGTO peut supporter des dV/dt énormément plus importants et peut par conséquent fonctionner sans le circuit capacitif.

Structure

Vue en coupe

Le GTO est structurellement semblable à un thyristor, par conséquent pourvu de 3 électrodes :

Il se compose de quatre couches dopées alternativement P, N, P, N.

La différence principale avec un thyristor est que la gâchette est fortement interdigitée, c'est-à-dire divisée en un réseau de mini-gâchettes distribuées sur toute la puce, pour permettre une extraction uniforme du courant lors du blocage.

Technologie

GTO en boîtier press-pack (calibre 1600A)

Les GTO, comme les gros thyristors, sont réalisés sous la forme de grandes puces monolithiques en forme de disque (jusqu'à 125 ou alors 150 mm de diamètre[1]).

Ils sont le plus souvent encapsulés dans des boîtiers en céramique, qui doivent être pressés entre deux dissipateurs thermiques, lesquels assurent aussi les contacts électriques d'anode et de cathode (en anglais : press-pack). Ces boîtiers ont une faible résistance thermique, et sont bien adaptés au refroidissement à l'eau. Ils se prêtent aussi particulièrement bien à la construction de piles de composants en série.

Gammes et usages

On trouve les GTO et les GCT en trois «type» :

Les GTO asymétriques sont utilisés dans les onduleurs de tension, de la même façon que les IGBT. Les GTO symétriques peuvent être utilisés dans les onduleurs de courant, les contacteurs statiques, etc.

Actuellement il n'existe plus sur le marché que trois gammes de tension – 2500V, 4500V et 6000V –, pour des courants commutables d'environ 600A jusqu'à 6000A.

Principaux fabricants

Notes et références

  1. A titre d'exemple, un GTO de 5 pouces (127mm de diamètre pour la puce) de Mistubishi.

Voir aussi

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 07/04/2010.
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